Mon monde made in China !

Revue de presse "le consommateur chinois" (1/2)

Que veut le consommateur chinois ?

Source : www.chine-informations.com, le 08/10/2007

 

Un taux de croissance torride, l'usine du monde mais aussi un paradis pour le marketeur, la Chine attire les meilleurs spécialistes en la matière qui se posent tous la même question : mais que veut le consommateur chinois ? Gallup essaye de répondre à cette interrogation. Certains voient un géant de la consommation, assoiffé de produits en tous genres, d'autres un immense réservoir d'opportunités pour le BtoB, prêts à payer le prix fort pour les matières premières venues de toutes parts, d'autres enfin y voient un paradis pour le BtoC (Business to Consumer) avec le fantasmagorique chiffre de 1 milliard. 1 milliard de consommateurs. La nouvelle allégorie des spécialistes du marketing, de PandG à L'Oreal.

Les résultats de l'étude apportent des informations intéressantes sur les différents besoins de la population chinoise notamment pour les entreprises pas autant établies que les Lenovo ou Haier. Un des premiers enseignements est que le Made In China ne garantit pas la préférence du consommateur face à des marques étrangères plus excitantes, la qualité est de plus en plus recherchée. Or, seulement 21% des chinois pensent que les produits de leur pays sont de très bonne qualité. Ainsi la préférence des chinois pour le « fabriqué en Chine » a baissé de 78 à 67% en dix ans. Dans le même temps ce sont les marques européennes qui ont vu leur préférence augmenter, de 19 à 22%. Le consommateur chinois est mieux informé sur la diversité des marques et connaît presque autant Changhong ou Haier que Panasonic, Philips ou Samsung (de 70 à 87%). C'est encore plus vrai dans le secteur de l'automobile où le taux de notoriété des locaux Chery ou Shanghai Automotive talonne ceux des Toyota, Mercedes et BMW.

La génération Y, celle des 18-24 ans est particulièrement mise sous les projecteurs car stratégique pour les marques en Chine et les entreprises doivent oublier les leçons apprises auprès de la génération X des 25 à 39 ans. La Chine change, le consommateur est mieux équipé et éduqué et ça se voit.

Ils lisent plus, consomment plus de l'occidental que ce soit dans les vêtements ou la culture, ils ont plus accès aux ordinateurs et utilisent presque deux fois plus Internet que leurs prédécesseurs. La télévision est donc en recul de façon logique. En 5 ans, les portables ont envahi la société passant d'un taux de 10% en 1999 à 48% seulement cinq années plus tard.
C'est dans ce contexte que le nouveau consommateur veut plus de fonctions si il achète un portable, plus d'émotion dans l'achat d'électroménager et plus des produits à la mode dans les télévisions, micro ondes ou air conditionné.

Une autre tendance est celle de l'apparition de la troisième Chine, celles des villes de seconde zone comme Nanjing, Wuhan ou Xi'An. Les perspectives de croissances sont au moins autant prometteuses que dans les traditionnelles Pékin, Shanghai, Canton. La classe moyenne riche passe de 3,5% à 12% en seulement 5 ans là encore.

Les habitants des villes en sont à leur 2ème ou 3ème achat pour les équipements de base dans les maisons alors que le marché automobile est toujours au stade du 1er achat. L'automobile avec 100 à 130 millions de potentiel acheteurs déchaînera les passions et seuls les meilleurs survivront. Si seulement 2% de ce marché potentiel passait à l'acte dans les 2 ans, cela équivaudrait à une augmentation des ventes actuelles de plus de 40%. La Chine va représenter environ 20 à 30% des marchés mondiaux pour des constructeurs comme GM.

Sommes nous prêts à nous positionner sur ce qui est à l'heure actuelle seulement des potentiels de croissances ? Etant donné le rapide changement dans le comportement des consommateurs chinois, la question est cruciale pour les capitaines d'industrie. L'aventure ne fait que commencer.

 

 

Les différentes cibles Marketing pour les marques étrangères, en Chine

Source : http://www.marketing-chine.com/tendances-de-consommation/consommateur-marques-etrangeres-chine, le 10/11/09

 

Plusieurs types de consommateurs chinois sont très sensibles aux marques étrangères et peu sensible aux marques chinoises. Les entreprises étrangères ont donc leurs cartes à jouer dans ce vaste marché. Mais avant, elles doivent adapter leurs stratégies marketing aux particularités des différents segments de consommateurs.

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Marketing de la Chine

La Jeunesse Dorée

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Un segment particulièrement porteur est surnommée  la «jeunesse dorée», à savoir des jeunes plutôt urbains souvent diplômés, qui ont le désir d’adopter un niveau de vie élevé . Cette catégorie de clientèle affichent un intérêt particulier pour les marques étrangères. Ce genre de consommateurs sont très sensibles à l’innovation et achètent de préférence des marques nouvelles. Cette « jeunesse dorée »bénéficie, en général, d’un fort pouvoir d’achat grâce à leur famille fortunée, qui leur donne sans compter.

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Les jeunes actifs opportunistes
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Un autre type de clientèle sont des jeunes entrepreneurs ou des jeunes cadres. Ils sont travailleurs entreprenant et surtout très ambitieux.

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Ils affichent une volonté de réussite et par ce fait sont d’importants consommateurs de marques. Ces personnes recherchent dans la « pyramide de Maslow », le besoin de reconnaissance. Ils sont donc très attirée par le High Tec et les dernières tendances de mode. Leurs revenus sont encore assez modestes et ils sont capables de se priver pour satisfaire leur envie de consommation de marques. Pour eux un haut niveau de consommation leur permet d’avoir une certaine réputation, de montrer un façade extérieure de richesse, la fameuse « mian zi »!

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Les Fortunés de Chine

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Puis le segment des chinois dit « riches » est caractérisé par d’importants revenus. Cette tranche de population ont une fortune colossale et dépensent sans compter, aussi bien pour eux, que pour leurs proches (aussi souvent pour leurs maitresses). Ils se situent dans la « pyramide de maslow » à l’échelon de l’estime de soi. Ils sont à la recherche de produits exclusifs et des marques réputées. Ce type de consommateurs fait le grand bonheur de Louis Vuitton, Audi et autres marques de luxe.

Source emarketing

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Les « Meinu », les jeunes filles jolies .

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Enfin le segment particulièrement intéressant pour les marques étrangères, est ce que je qualifierais par « meinu », jolie fille en Chinois. Ce sont des jeunes chinoises attirantes et qui prennent soin de leur corps. Elles sont courtisées par un grand nombre de prétendants et souvent même entretenues. En effet, les 3 cibles masculines précédentes, à savoir les fils de riches, les ambitieux et les chinois fortunés, tentent de séduire ces meinu en leur offrant descadeaux de grandes valeurs.

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Le sport favori de ses filles est le « shopping », mais attention sans acheter car elles font uniquement du repérage. En effet, elles se font ,en général, offrir tout ce qu’elle souhaite par leurs prétendants. On peut souligner, qu’en Chine, les conducteurs de voitures luxueuses sont en général des femmes. En Chine, on dit dans chaque belle voiture se cache une « meinu ». Cette cible n’achète que très peu, mais représentent un préconisateur incontestable. Elle représente donc une cible de communication de choix.
Dans la société chinoise moderne, un homme qui réussit dans la vie se doit d’avoir une compagne particulièrement jolie. En Chine, cela fait 10ans que la course aux jolies filles a été ouverte et le sport national des hommes d’affaires est de collectionner les amantes.

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Une bonne compréhension des uses et coutumes de la société chinoise, assurent en général un succès marketing pour les entreprises.

 

 

Qui est le consommateur chinois ?

Source : http://fr.radio86.com/mise-au-point/qui-est-le-consommateur-chinois, le 18/10/2010

 

 

 

Les consommateurs chinois toujours plus exigeants
Les consommateurs chinois toujours plus exigeants (Source: CNS)
 
 

Le groupe Roland Berger, via son bureau en Chine, vient de réaliser une étude auprès de 12 000 personnes pour mieux comprendre les consommateurs chinois. En résulte que ceux-ci sont de plus en plus sophistiqués et nécessitent donc des efforts particuliers pour être séduits.

La Chine n'est plus, si jamais elle l'a été, un marché homogène où les consommateurs veulent tous les mêmes choses. Au-delà des classiques différences culturelles entre provinces voire villes, les Chinois sont de plus en plus sophistiqués, exigeants et individualistes en termes d'achat : il faut acquérir pour affirmer son identité, sa différence....

Plusieurs types de consommateurs

 

Si on simplifie le tableau à l'extrême, on peut signaler deux grands types de consommateurs chinois aujourd'hui, qui représentent deux générations. Celle des 30-40 ans, dont les membres riches sont de grands consommateurs de produits de luxe, que ce soit des voitures, des vêtements ou encore des cosmétiques. Les 20-25 ans des classes aisés sont quant à eux de grands consommateurs de produits à la mode, notamment dans les nouvelles technologies ou les vêtements.

Une différence notable existe néanmoins avec les consommateurs moyens du même âge en Occident : selon Charles-Edouard Bouée, président Chine de Roland Berger Strategy Consultants, le consommateur chinois a l'attitude d'une personne cinq ans plus jeune... On peut par exemple, voir un homme de 35 ans au volant du Rolls-Royce dans l'Empire du milieu, où se trouve d'ailleurs le plus jeune client du célèbre constructeur automobile.

Les grandes tendances du marché chinois

 

Selon l'étude de Roland Berger, la Chine compte aujourd'hui environ 300 millions de vrais consommateurs, ce qui en fait le premier marché clé au monde. Mais si les clients potentiels sont nombreux, ils sont également de plus en plus sophistiqués et difficile à atteindre.

Les marques occidentales doivent de plus en plus renforcer leurs moyens pour les séduire, d'autant plus que la concurrence des marques chinoises s'accentue. Ce n'est donc pas un hasard si de nombreux grands noms mettent sur pieds des campagnes publicitaires spécifiques à la Chine pour leurs produits ou si certains magasins n'hésitent pas à lancer de grandes opérations promotionnelles.

Pour l'achat d'un ordinateur portable par exemple, il n'est pas rare que l'acheteur se voit offrir par le même fournisseur sacoche, souris, webcam et autres accessoires. Le but est simple : s'assurer que l'offre soit plus intéressante que celle de la concurrence.

Ce traitement de faveur, ou cette impression de traitement de faveur, est essentielle pour convaincre le consommateur chinois d'aujourd'hui car il ne manque pas d'options pour acheter.

Que recherche le consommateur chinois ?

 

Si on évalue la consommation des produits de première nécessité ou d'alimentation, les habitues chinoises ont peu évolué ces dernières années : chaque province voire ville conserve ses goûts particuliers et ses traditions.

Une évolution beaucoup plus spectaculaire se voit au coeur des classes aisées et juste en-dessous : consommant des produits de luxe ou simplement de confort, ces couches de la population achètent souvent pour affirmer un statut, et une identité.

D'où les nombreux achats de voitures de luxe, d'appareils électroniques dernier cri ou de grandes marques de vêtements, qui représentent pourtant pour certains de ces consommateurs une part non négligeable de leur salaire.

Paradoxalement, les classes les plus riches affichent moins ostensiblement leur richesse, pour des raisons de sécurité assez évidentes...

Y a t-il une forme de nationalisme dans l'acte d'achat ?

 

Il n'est aucunement secret que le peuple chinois possède un profond sentiment nationaliste et patriotique, palpable pour l'Occident lors de la réception de grands évènements comme les Jeux Olympiques 2008 à Pékin ou l'Exposition universelle de Shanghai 2010.

Sur le plan de la consommation, on peut donc légitimement se demander si les marques chinoises sont privilégiées au détriment des autres. Selon Charles-Edouard Bouée, cette préférence ne joue vraiment qu'à prix et qualité de produit équivalents. Elle peut jouer également selon le contexte politique : lorsque les relations sino-françaises s'étaient dégradées en 2008, nombre d'entreprises françaises comme Carrefour avaient souffert de campagnes de boycott...

En temps normal et dans la majorité des cas, les Chinois préfèrent les marques célèbres et réputées car elles sont fiables et donnent du prestige. C'est notamment le cas des marques françaises en matière de luxe et de cosmétiques, domaines dans lesquels la France est considérée comme référence.

Un public jeune et moderne

 

Si on compare le public chinois à celui d'autres sociétés de consommation, une donnée essentielle doit être considérée : l'ouverture économique de la Chine, et sa transformation en société de consommation, est encore récente.

En conséquence, les consommateurs chinois sont jeunes car possèdent peu de repères, leurs parents n'ayant pas vécu dans le même système. Cette "virginité" explique également pourquoi la Chine est un terrain d'innovations majeures en termes de consommation, avec notamment une explosion rapide du e-commerce mais aussi des systèmes de recommandations et critiques via les réseaux sociaux. Un domaine qu'un poids-lourds occidental comme Facebook n'a commencé à explorer que récemment.

 

 

Le consommateur chinois attire toujours autant les capitaux étrangers

Source  : http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110816trib000642653/le-consommateur-chinois-attire-toujours-autant-les-capitaux-etrangers.html, le 16/08/11

 

Les investissements directs étrangers ont bondi de près de 20% le mois dernier. Ils sont tirés par les projets de géants comme McDonald's qui inaugure un restaurant par jour dans le pays.

« A moyen terme, notre modèle de croissance, tiré par l'investissement, ne fléchira pas ». Dans son édition de lundi, le China Securities Journal, contrôlé par Pékin, était sûr de son fait et avait anticipé l'annonce d'investissements directs étrangers (IDE) en Chine très robustes pour juillet. Les chiffres officiels sont tombés ce mardi : les IDE ont bondi de 19,8% à 8,3 milliards de dollars le mois dernier, portant leur volume à 69,2 milliards de dollars pour les sept premiers de 2011 (+18,6% sur la période correspondante de 2010).

 

Un atterrissage en douceur tout relatif

Pékin souhaite augmenter la contribution de la consommation dans une croissance économique largement dépendante de l'investissement. Mais les entreprises étrangères continuent à se ruer vers l'ex-empire du Milieu dont la croissance est attendue à 9% cette année alors que les signes de ralentissement se multiplient dans les pays occidentaux.                                          

Selon une enquête réalisée par Reuters, les économistes tablent sur un scénario « d'atterrissage en douceur » - tout relatif - avec une croissance ramenée à 8,8% en 2012, alors que la cible du  gouvernement central s'inscrit à 7%.

 

Nissan met le turbo

Dans ces conditions, les géants de l'industrie et des services foncent : le constructeur japonais Nissan a annoncé à la fin juillet qu'il allait investir 7,8 milliards de dollars d'ici à 2015 pour gagner des parts du plus grand marché automobile mondial. Quant au numéro un mondial du « fast food », McDonald's, il entend ouvrir un restaurant par jour en Chine au cours des trois à quatre prochaines années !

 

 

 



12/02/2012
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